I Must Runaway - 13

I Must Runaway - 13
Chapitre 13

Le soleil brille déjà depuis plusieurs heures mais la jeune fille dort toujours, contrairement à celui qui la tient dans ses bras. Refusant de se lever, il la regarde dormir depuis de longues minutes, caressant ses longs cheveux étalés sur son tee-shirt. Elle dort comme un bébé, elle n'a pas l'air d'avoir envie de se réveiller. Peut être qu'elle rêve de lui, ou peut être qu'elle ne dort pas, peut être qu'elle garde juste les yeux fermés pour profiter de cette étreinte matinale aussi longtemps que possible.

Mon corps est submergé par un sentiment inconnu. Je sens une main me caresser les cheveux, un corps contre le mien, une main dans la mienne. Ryan. J'ouvre lentement les yeux et les referme instantanément, la lumière du jour étant trop vive pour mes petits yeux endormis. Je blottis ma tête contre son torse, je me sens bien. Pourquoi suis-je obligée de me réveiller ?

Ryan - Allez Marmotte, ouvre les yeux.

Il pose alors sa main sur ma joue et la caresse délicatement. Idiot, si tu crois me réveiller comme ça, c'est pas gagné, ça me donne juste envie de me rendormir dans tes bras. Je n'ai aucune envie de me lever, de me lever une fois de plus devant la réalité, de devoir l'affronter encore une fois. Je sais que Ryan est là maintenant, je sais que je serais plus forte, mais je me sens tellement puissante contre lui. Comme si ces bras me protégeaient de tout, comme si ces draps nous procuraient un rempart infranchissable.
Je me décide enfin à ouvrir les yeux. Je lève la tête vers Ryan et croise son regard amusé. Il me sourit en déposant un baiser sur mon front. Je me blottis contre lui une fois de plus.

Julia - Il est quelle heure ?
Ryan - 11h. Les s½urs sont déjà parties. Elles voulaient pas te réveiller.

Après quelques dernières secondes dans ses bras, je me force enfin à les quitter. Je me lève juste après lui, quittant ces draps confortables et imprégné de nos sentiments.
Je n'ose pas trop le regarder dans les yeux ni le prendre dans mes bras. Je n'ai pas vraiment l'habitude de ce genre de relation. Ryan a insisté pour me préparer le petit déjeuner, il est vraiment très attentionné. Je ne sais pas si je le mérite. Assise à la table de la salle à manger, la tête dans mes bras, je pense. Je pense à ce soir, à ses parents que je vais devoir rencontrer, aux deux s½urs qui sont si généreuses, à mon départ de cette maison, à mon retour dans le garage, à lui, à moi, à nous. On m'a toujours dit que je pensais trop, c'est vrai, mais j'aime bien me réfugier dans mes pensées. Le seul endroit sans limite où tout est permis.
Un bisou sur ma joue et un plateau apparaissant juste en face de moi me font reposer les pieds sur Terre. Je le remercie avant qu'il ne s'asseye à coté de moi. J'ai l'impression de ne pas avoir pris de petit déjeuner depuis une éternité. On mange, on parle, on mange, on parle. Ces tartines de Nutella et ce chocolat chaud me font du bien. Sa présence aussi. J'ai peur qu'il ne se mette à parler de ma rencontre avec ses parents alors je dirige moi-même la discussion mais en vain...

Ryan - Pour ce soir je ...enfin...
Julia - Oui ?
Ryan - Faudra que tu ... te camoufles un peu ... Si mes parents voient ta photo quelque part ...
Julia - J'veux bien mais ... comment ? Une casquette ?
Ryan - Ouais ... Et tu t'attacheras les cheveux, tu te maquilleras un peu différemment...ça va?
Julia - Oui oui t'inquiète pas.

Je ne sais pas mentir. On me l'a souvent fait remarquer. Mes yeux trahissent tous mes sentiments, ils ne savent pas mentir, même lorsque j'évite tous les regards. Je sens la main de Ryan sur la mienne. Lui aussi... Lui aussi il a compris que je ne sais pas mentir.

Ryan - Tu sais, si ça te gène vraiment, tu n'es pas obligée de les voir.

Si Ryan, je suis obligée, je ne veux pas te décevoir, je ne peux pas te décevoir, pas toi.

Julia - Non non ça va. Je suis juste timide , c'est pour ça.
Ryan - T'inquiète pas , je serais là.

Nos doigts s'entrelacent et je relève enfin les yeux vers lui. Il sera là, oui, il sera là.

16h30, je suis morte d'inquiétude : les s½urs ne sont pas rentrées depuis ce matin et nous n'avons aucun moyens de les contacter. Un silence plus qu'oppressant s'est installé dans la pièce depuis plusieurs longues minutes. De longues minutes qui deviennent de plus en plus insupportable. Allongée dans ses bras , sur le canapé, Ryan essaie de me rassurer mais je sens très bien qu'il est aussi inquiet que moi. Il regarde l'heure toutes les 2 minutes , il sursaute à chaque bruit pouvant prévenir du couloir de l'immeuble...ses yeux non plus ne mentent pas. Peut être qu'elles m'ont abandonnées chez Ryan parce que elle ne pouvait plus s'occuper de moi ? Non, pas elle, elle ne peuvent pas faire ça. Quoique... je ne les connais que depuis si peu de temps. Non non. Je ne dois pas me laisser emporter dans des résonnements comme cela , ça n'arrangera rien , ça ne nous aidera pas à les retrouver. Il faut que j'arrête de ne penser qu'à moi en toute circonstance, elles ont peut être besoin de nous à l'instant même. Mais Ryan ne veut pas me laisser seule et il refuse de prendre le risque que l'on me reconnaisse si nous partons à leur recherche. Je ne sais plus quoi faire , nous ne savons plus quoi faire. Attendre sans ne rien pouvoir faire, juste attendre , je n'aime pas attendre. J'ai peur, très peur. Peur pour moi ou peur pour elle ? Disons pour nous. C'est dans ce moment là que je me rend compte de mon égoïsme. Elles sont peut être en train de se faire violer quelque part et moi , j'ai peur parce que je ne sais pas ce que je vais devenir sans elle. Je suis pitoyable. Je ne supporte plus ce silence ,j'ai besoin de parler , de dire ce que je ressens. Je ne fais que répéter les même choses et cela ne fera rien avancer , mais j'ai besoin d'extérioriser mon inquiétude.

Julia - C'est pas possible! Je suis sûre qu'il leur ai arrivée quelque chose! Je supporte pas de rester assise ici sans rien faire , ça me rend folle! Comment tu fais pour être aussi calme ? Comment tu fais !?
Ryan - Ça sert à rien de s'énerver , elles ont surement du être retenu , peut être qu'un barman les a retenu, pour un essai. Elles savent se débrouiller, je suis sur qu'elles vont bien.
Julia - Mais elles auraient essayé de nous joindre au moins ! Mais comment tu fais ?! Elles sont peut être en danger et toi tu positives tout ! Mais c'est pas possible ! Qu'est-ce qu'elles font !
Ryan - Je sais pas Julia , je sais pas ! J'aimerais pouvoir te rassurer mais j'ai aussi peur que toi ! Tu me demandes pourquoi je suis calme ? J'essaie de l'être pour toi , pour pas que tu t'inquiètes encore plus , Mais moi aussi j'ai peur , moi aussi je sais pas où elles sont !
Julia - Je ... Excuse moi.

Je me retourne vers lui et le serre fort contre moi, ma tête dans son cou. Délicatement , sa main passe dans mes cheveux. Je ne suis qu'une idiote. Je lui crie dessus alors qu'il fait tout pour me calmer. Non, je ne le mérite pas.

Ryan - C'est pas grave.

Son chuchotement délicat vient chatouiller mon oreille. Il est si délicat , si gentil, je ne le mérite pas. Une sonnerie. UNE SONNERIE ! Nous relevons la tête au même moment et je me détache brutalement de lui pour courir vers la porte. Ryan court derrière moi et se jette sur l'interrupteur qui ouvre la porte de l'immeuble.

Ryan - C'est qui ? ... Vous étiez ou ! On a eu trop peur ! Montez vite !
Julia - C'EST ELLE ! Elles étaient où ?
Ryan - Je sais pas elles ont dit qu'elles allaient nous expliquer.

Il prend ma main, pose l'autre sur ma joue avant de déposer tendrement ses lèvres sur les miennes. Soulagés, nous échangeons un sourire. Je respire un bon coup pour calmer mon c½ur dont le rythmes de ses battements refuse de ralentir.

Ryan - Tu vois, elles sont là maintenant.

Ryan ouvre la porte en attendant leur arrivée et je me poste au bout du couloir pour pouvoir être en face de l'ascenseur. Il me tient toujours la main , comme pour me soutenir en attendant qu'elles se tiennent en face de moi. Au bout de quelques interminables secondes pendant lesquels je fixe l'ascenseur, un petit bruit métallique signale l'arrive de l'ascenseur. Les portes s'ouvrent enfin, elles sont là. Je cours vers elle et les prends dans mes bras l'une après l'autre. J'avais peur de ne jamais les revoir mais elles sont là en face de moi et elles ont l'air d'aller bien. Elle sourit en voyant mon inquiétude et me disent de me calmer. Ryan arrive derrière moi et les enlace à son tour.

Julia - Vous étiez où ? On a eu trop peur , j'en pouvez plus, j'devenais folle !
Roxane - Excuse nous , on croyait avoir trouver un boulot mais on nous a juste prise pour deux connes.
Ryan - Rentrez , vous avez l'air complètement crever, j'vais vous servir un truc à boire.

On rentre tous et elles s'assoient sur deux chaises pendant qu'elles continuent de nous raconter leur histoire. Je m'assois avec elle et Ryan part leur chercher un rafraîchissement. Alors qu'elle commence leur discours, je remarque cet expression de colère identique aux deux s½urs.

Léa - Cet enculé , ce connard , ce bâtard de patron de bar de merde nous a dit qu'il avait peut-être du travail pour nous , mais que , vu qu'on n'avait pas d'expérience , il fallait que l'on travaille toute l'après midi pour lui prouver qu'on était capable de faire ce job.
Roxane - Il a dit que si on travaillait de 11h30 à 16h30 sans aucun problème , il nous embaucherait. Alors on a trimées comme des folles , on a été parfaite , on servait les clients le plus rapidement possible , avec le sourire , tout! On a tout fait parfaitement bien !
Léa - Et ce connard nous a dit à la fin de la journée qu'il ne pouvait pas nous embaucher parce qu'on était pas assez rapide. Même pas un centime! RIEN ! Il voulait juste avoir deux serveuse à sa disposition pendant une après-midi pour se la couler douce gratuitement.
Julia - Y a vraiment des ...

Une sonnerie retentit encore une fois, me coupant dans ma phrase. Tous les regards se tournent alors vers Ryan dont le visage change totalement d'expression.

Ryan - Merde ! Mes parents putain de merde! J'croyais qu'ils revenaient plus tard ! Bon j'vais leur ouvrir ! Inventez une histoire n'importe quoi chais pas ! Julia ! Met la casquette , t'es déjà maquillée ça ira ! Change de prénom aussi, on sait jamais.
Julia - Je m'appelle Helena , vous êtes mes cousines , vous faisiez un tour dans le coin et comme vous étiez fatiguées et que .... Vous ... vous vouliez connaître mon copain , vous êtes venues ! Ça tient la route ?
Léa - Ouais pas de problème ! Mais euh ... Pourquoi Helena ?
Julia - C'est dans une chanson que j'aime bien, bon ça va comme ça ?
Léa - Tiens, met cette élastique. Voila c'est bon ça ira très bien comme ça. Foulala heureusement qu'on a amené nos affaires aux garages toutes les deux.

Je ne suis pas prête , j'ai peur et mon c½ur s'emballe alors que les deux s½urs essaient de me rassurer. Un silence horriblement stressant s'installe dans la pièce. Mes yeux fixés au sol, je sens la main de Ryan prendre la mienne. Il m'emmène vers la porte qu'il vient d'ouvrir. Le même bruit métallique résonne dans le couloir, suivi ensuite par des pas. Ryan avance en premier tirant délicatement sur ma main pour que je le suive. Est-ce qu'il a remarqué la peur qui règne dans mon regard ? Est-ce qu'il sourit juste pour me donner du courage ? Alors je dois suivre son exemple. Souris , ne montre pas ta peur , souris. Je le suis enfin et mon regard tombe sur deux personnes lorsque je tourne la tête. Un couple tout ce qu'il y a de plus banal. Une femme d'une quarantaine d'année au cheveux blonds ondulés, assez jolie et un homme presque chauve, assez voire très grand. Ils affichent tous les deux un grand sourire en me voyant. Ils ont l'air très chaleureux, ils le sont surement. A mon grand soulagement, je réussis facilement à garder la même expression joyeuse.

Père - Bonjour.
Mère - Bonjour ...
Julia - Helena. Bonjour.
Mère - Enchantée de te connaître Helena ! Moi c'est Laura et voici mon mari Patrick. Je suis très contente d'enfin connaître la petite amie de mon fils. Tu sais, il ne parle jamais de ses petites amies, il est très discret de ce côté-là. Mais je peux voir que mon fils a de très bon goûts.
Ryan - Maman !
Mère - Ryan , ça va , je complimente juste ta petite amie, j'espère que ça ne te met pas malalaise ?
Julia - Non non , ne vous inquiétez pas.
Patrick - Ou lala tutoies nous ! Je crois que je me sens assez vieux sans que l'on me vouvoies.

Je souris. Enfin un sourire sincère. Ryan ne m'a pas menti , ses parents sont d'une gentillesse et d'une sympathie incroyables.

Ryan - Par contre, y a ses cousines qui viennent d'arriver. Elles reviennent de leur boulot et elles savaient que ... Helena était là aujourd'hui alors elles ont profité pour venir la voir. Ça c'est Léa , et sa s½ur Roxane.
Patrick - Laura - Enchantés.

Nous rentrons pendant que les parents de Ryan font la bise aux deux s½urs. Tout se passe bien , je n'aurais pas du craindre autant ce moment. Je sens alors le pouce de Ryan faire des aller retour sur ma main, un petit geste si réconfortant.

Laura - Par contre Ryan. J'ai une mauvaise nouvelle pour toi.
Ryan - Qu'Est-ce qui y a ?
Laura - On a pas voulu te le dire plus tôt pour ne pas gâcher ton week-end avec Helena mais ta grand-mère a eu un problème samedi matin.

La main de Ryan se resserre sur la mienne. Il ne m'a jamais parlé de sa grand-mère mais selon l'expression de son visage , je devine l'attachement qu'il doit lui porter.

Laura - Elle s'est cassée le col du fémur en tombant. Ne t'inquiète pas mon chéri , ses jours ne sont pas en danger , mais elle le croit. Elle dit à tout le monde qu'elle va mourir et elle veut absolument nous voir avant sa mort. Elle ne va pas mourir mon chéri , mais elle a besoin de nous voir donc on va partir à Toulon demain matin. Je suis vraiment désolée de te prévenir au dernier moment mais on peut pas faire autrement. Excuse nous de t'enlever ton copain Helena mais ce ne sera pas pour très longtemps. Une semaine maximum.

Une semaine c'est si long dans ma situation. Partir. Lui aussi. Après Nick , c'est son tour. J'ai besoin de lui, j'ai besoin de lui à mes cotés. Mais apparemment, le destin n'est pas d'accord avec moi. Je ressens l'horrible impression d'être en trop dans cette conversation. Ryan reste silencieux, je n'ose rien faire, rien dire, je connais si peu de chose sur sa vie.

Julia - Excusez-nous, on va vous laisser quelques instants entre vous... J'ai pas fini de ranger mes affaires.

Je lâche la main de Ryan avant de déposer un bisous sur sa joue et de monter les escaliers à grande vitesse suivie de près par les deux soeurs. Arrivée dans la chambre, je m'assois sur le lit. Je ne dois pas être égoïste , je ne dois pas penser que Ryan va me laisser mais plutôt qu'il va retrouver sa grand-mère et lui redonner le sourire. J'aimerais , j'aimerais pouvoir, mais je ne vois que son départ loin de moi.

Léa - Ça va aller Julia ?
Julia - Ne m'appelle pas comme ça ici, on sait jamais.
Roxane - Ça va ?
Julia - J'ai connu mieux.
Léa - Je suis sure que Ryan est aussi triste de son départ que toi ...
Roxane - C'est évident. Tu racontes n'importe quoi Léa.
Ryan - Julia ?

Je tourne la tête vers lui et croise son regard désolé, ce regard que je ne verrais plus lorsque j'en aurais besoin. Il avance vers moi et me prend la main avec sa délicatesse habituelle.

Roxane - On vous attend dans le couloir hein.

Les s½urs sortent et ferment la porte derrière elle. Je me lève alors pour me réfugier dans les bras de Ryan. Je respire son odeur, cette odeur si réconfortante qui m'a bercée toute la nuit.

Ryan - Excuse moi. Je suis vraiment désolé , j'étais au courant de rien. Je veux pas te laisser seule mais je peux pas rester. Je suis vraiment désolé, je sais pas comment te le dire , mais j'ai aucune envie de te laisser ...
Julia - Je sais Ryan.

Je relève la tête de son épaule pour plonger mon regard dans le sien. Nos lèvres partagent un baiser délicat avant que sa main ne viennent caresser mon visage, ces caresses auxquels je n'aurais plus droit lorsque j'aurais besoin d'être réconforter.
Je ne sais pas combien de temps nous sommes restés ensemble l'un dans les bras de l'autre , à partager nos sentiments , à lier nos lèvres mais en tout cas assez pour que ces parents nous appellent. Je prend mon sac et descend les escaliers en tête de file.

Patrick - Vous partez déjà ? Il est juste 17h , vous ne voulez pas rester pour dîner ? Je vous ramènerais chez vous en voiture.

Chez nous ? Ce n'est malheureusement plus possible.

Julia - Non merci ça ira. J'ai dis à mes parents que je ne rentrais pas tard et j'ai quelques courses à faire avant de rentrer. Merci beaucoup.

Nous nous souhaitons au revoir et Ryan décide de nous accompagner jusqu'à la porte de l'immeuble. Le silence règne dans l'ascenseur, ce silence qui précède les adieux. Arrivés dans le couloir, les deux s½urs lui disent au revoir en premier et m'attendent dehors sur le palier. Je n'aime pas les au revoir. Je regarde le sol alors que Ryan met sa main sous mon menton et me relève la tête. Je ne pleurerais pas, non, en tout cas pas devant lui. Ses lèvres rencontrent les miennes , sa langue vient caresser la mienne , sa main passent dans mon cou et mes bras viennent entourer son corps. Je savoure ce dernier baiser en retenant les larmes tant bien que mal. Nos lèvres prennent le goût horrible des au revoirs mais malgré tout , elles refusent toujours de se détacher nous rappelant nos sentiments si forts , malgré la distance.

Il ne dormira pas cette nuit, elle non plus. Il penseront l'un à l'autre chaque seconde , se rappelant leur premier et leur dernier baiser, leur première et leur dernière étreinte, ces premières et dernières fois espacées par si peu de temps. Il aura peur pour elle , peur de la laisser seule face à un monde trop lourd pour ses jeunes épaules fragilisée par sa fugue. Il aura peur pour elle, mais ne pourra rien faire à part penser à elle aussi fort qu'il le pourra.

Des questions ?

Pour ma Mel' - Glaçons ? :
Alors , si tu congèles quelquechose de gazeux , ce que j'ai déja testé avec du coca , bah ça te fait un glaçon un peu bizarre avec des bulles d'air à l'interieur , mais non , ça ne pétille plus dans la bouche. Pour le lait j'ai aussi testé vu que j'ai déja fait des glaçons de Danao , et bah ouais comme tu dis ça fait des espece de ptits filous tub's congélés xD

Pour ma Estelle - L'arrivée des TH ? :
Je ne peux pas reveler grand chose sur l'arrivée des TH mais sachez que l'histoire restera aussi réelle que possible, et qu'il y aura énormement de rebondissement. En tout cas ça ne tombera pas dans la superficialité comme dans bcp d'histoire du style " j'ai rencontré les TH maintenant je suis heureuse et riche , j'ai retrouvé mon bonheur dans les bras de Bill/Tom/Gustav ou Georg " Nan nan nan nan.

Pour maelle - Histoire vécue ? :
De quoi parle tu ? De l'histoire ? Non non , ça ne m'est jamais arrivé si c'est ça que tu me demandes. C'est une fiction,ce qui veut dire que tout est faux. Sauf quelques trucs , par exemple , je m'apelle reelement Julia , je vis vraiment avec ma grand mère , j'ai reelement perdu mon grand père. Mais l'histoire est entièrement inventé , je ne compte pas m'enfuir de chez moi xD

Edit : Comme l'a précisé aussi Mélodie dans les com's , Ryan existe vraiment dans la réalité , sous un autre prénom mais Je n'en dirais pas plus, Mélodie s'en ai déja chargée x'D

# Posté le lundi 04 février 2008 15:16

Modifié le samedi 31 mai 2008 18:44

I Must Runaway - 14

I Must Runaway - 14
Chapitre 13

Léa - T'es sure que ça va Julia ?
Julia - Oui ... ça va.
Léa - Si ça va pas dis le nous hein.
Roxane - Laisse la Léa.

Assise sur un fauteuil en face de Léa , j'écris sur le cahier que j'ai emporté. J'écris des paroles qui me passent par la tête et que je ne veux pas oublier. Des paroles traduisant ce que je ressens sur un papier insignifiant. Personne n'a jamais eu le droit de lire ce cahier, pas même les membres du groupe. Je ne leur montre que ce que je veux leur montrer. Ce n'est pas contre elle , mais chacun aime garder quelque chose juste pour soit , et moi c'est ce cahier. Un silence plus qu'oppressant règne dans le garage depuis notre arrivée. Il a fallu faire un grand détour pour revenir, un grand détour pour éviter la police qui entourent le skate parc , un grand détour silencieux et fatiguant , la peur au ventre. Un ami de Roxane nous a croisé et a dit que la police est au courant que je suis passée par la bas et qu'ils ont appris que deux filles sont maintenant avec moi. Je ne sais pas comment ils l'ont su , peut être qu'ils nous ont vu courrir , peut être qu'un ami des s½urs a gaffé, mais ce n'est pas ça le plus important. Le plus important aujourd'hui est de savoir comment est ce que l'on va survivre. Je n'ose même plus proposer mon argent, mais cela me rassure d'en avoir. Elles l'accepteront lorsqu'elles en auront vraiment besoin ... enfin j'espère. J'entend des chuchotements. Je lève la tête et voit les deux s½urs se faire des gestes incompréhensibles Elles s'arrêtent net lorsqu'elle remarque mon regard étonné posée sur elle.

Julia - Vous faites quoi là ? C'est une nouvelle danse ?
Léa - Ouais la tecktonik !
Roxane - C'est pas drôle Léa.
Léa - Roh ça va !
Julia - Ca me dit pas ce que vous m'cachez.
Léa - On ...réfléchissait à comment on allait survivre en fait.
Roxane - Jolie façon de présenter les choses. Bref. Avant qu'on aille chez l'autre connard , on avait peut être trouvé un petit boulot , mais c'était vraiment mal payé et chiant. Alors on pensait vraiment laisser tomber , mais si on a que ça ...
Julia - J'vous écoute.
Léa - En fait , tu vois la gare. Juste en bas y a plusieurs bars. Et y a un des patrons qui veut bien qu'on fasse le ménage dans son bar toute la journée pour une misère.
Roxane - Mais on veut pas te laisser seule dans le garage , on sait jamais si y a un problème tu peux pas nous joindre.
Julia - Bah je peux venir avec vous. Pour vous aider.
Roxane - Non non. Les flics savent qu'on est avec toi.
Julia - Ouais mais on peut se séparer. Vous partez avant moi et je vous rejoins quelques minutes après.
Léa - C'est pas con.
Roxane - Ouais mais si le patron la reconnaît.
Léa - Il a complètement la tête dans le fion celui là ! La seule chose qui voit c'est sa caisse.
Roxane - Bon. Ce qu'on peut faire , c'est que tu pars en première et je te rejoins avec Julia, 15 minutes après.
Julia - Mais c'est hyper loin votre truc nan ?!
Roxane - Bah ouais mais c'est mieux pour toi. C'est un secteur où ils penseront pas te trouver. En tout cas , pas à cette gare là. Elle est trop loin justement !
Julia - Ouais c'est vrai. Bon ben on fait ce que tu dis alors.
Roxane - Si le mec nous accepte.
Julia - Si le mec vous accepte.

____________

La nuit a été agitée. Entre le départ de Ryan et les flics , elle ne pouvait être que mouvementée. La faim commence à se faire ressentir et les quelques bouteilles d'eau dans le placard commence doucement à se vider. Malgrè toutes les économies que l'on essait de faire , on ne tiendra pas longtemps comme ça.
La petite horloge toute poussiéreuse sur l'étagère en face de moi affiche 8h30. Léa est déjà partie depuis plusieurs minutes et ce sera notre tour dans un quart d'heure. La peur crée un n½ud dans mon ventre et le regard de Roxane laisse sous entendre ses craintes. Fixant le sol , elle n'a pas dit un mot depuis le départ de sa s½ur. Je me sens coupable. Je ne suis pas la seule à être affectée dans cette situation, et j'entraine tellement de monde...


Roxane - Tu sais Julia , bientôt faudra que tu te demandes ce que tu comptes faire. Tu pourras pas rester éternellement comme ça, à fuir la police, à pas pouvoir sortir sans se camoufler et sans avoir la peur au ventre.

Elle a raison. Cette fuite ne durera qu'un temps , quoi que je fasse. Je n'ai pas les moyens de changer de ville , ni le courage. Elles ne pourront pas s'occuper de moi éternellement et les flics finiront pas me trouver un jour ou l'autre. J'ai foncée droit dans un mur , encore une fois.

Julia - Je sais. J'ai fait la pire erreur de ma vie en partant de chez moi. Rien sera plus jamais pareil quand j'vais rentrer.
Roxane - Rien sera jamais pareil mais c'est pas complètement une erreur. La plus belle chose dans cette fuite c'est toi et Ryan. Ca serait surement jamais arrivé si t'étais pas partie de chez toi. Je dis pas que t'as eu raison , t'aurais jamais du partir de chez toi comme ça. Mais on peut pas revenir en arrière , alors vaut mieux regarder le bon coté des choses. Mais tu sais que ta fuite aura une fin. Et c'est à toi de la choisir.
Julia - Le mieux ça serait que je rentre chez moi. Je sais.
Roxane - Et tu comptes le faire ?
Julia - Pas maintenant, j'en ai pas la force. Tu sais , il faut beaucoup plus de force pour rentrer chez soi que pour continuer à fuir.

Oui, ça m'a toujours été plus facile de m'enfuir plutôt que de me dresser devant la réalité.

____________

Nous sommes enfin arrivées devant le bar. Je ne sais pas depuis combien de temps on marche mais la seule chose que je sais est que mes jambes n'auraient pas pu me porter une minute de plus et que la chaleur etouffante de l'été n'arrange rien. Marcher avec l'impression que tout le monde vous regarde, vérifier à chaque coin de rue que des flics ne montrent pas ta photo, marcher tête baisser ... Roxane a raison, je ne pourrais pas rester eternellement dans cette situation. Mais ce n'est pas l'essentiel. Pour l'instant, on s'occupe du bar et de trouver de l'argent. On verra plus tard... Oui , je viens de le penser encore une fois...
On rentre donc dans le bar et trouvons Léa qui balaye le sol. Il a donc accepté qu'elles bossent. Ca doit être cet homme là. Un air de grande brute , des vetements sales et mal choisis , je ne me suis pas trompée. Il avance vers nous et Roxane le salue. Elle lui explique ma présence. Il dit que je peux rester avec elle , à condition que je ne dérange pas leur travail. Roxane part donc laver les vitres tout au fond du bar. Mouarf. Les vitres sont vraiment pourries à cette endroit la et une exécrable odeur de cigarette froide règne dans cet endroit. Je prend une chaise et m'asseoit dessus alors que Roxane commence à nettoyer les vitres du haut. Elle me demande de chanter , ce que je fais volontiers , l'encourageant dans sa tache difficile.

Barman - T'es sure que tu veux rester toute la journée comme ça ?
Julia - Ben ... euh ...
Barman - Ecoute si tu sais chanter , y a un truc que tu peux faire qui te rapportera plus que de rester assise la. Regarde en face , y a plein de gens qui font la manche. Va chanter la bas.
Julia - Je ... je préfère chanter pendant que je m'accompagne à la guitare.
Barman - Attend moi la. J'en ai une dans mon placard. Bon c'est pas le top , mais tant que tu me debarasses le plancher , ça sera utile.

Debarasser le plancher. Moi qui aurait cru apercevoir une lueur de sympathie dans cet homme, ce n'était qu'une illusion. Tant pis, ce n'est pas une personne qui mérite que l'on lui donne de l'intéret , c'est tout. En effet , il revient quelques secondes plus tard avec une guitare et me la tend. Elle est poussiéreuse , voire sale, assez abimée et surement très désaccordée.

Julia - Me..merci.
Roxane - Elle va ou ?
Barman - Vous ramener du fric.

Je sors du bar et respire enfin un air plus pur que celui qui régnait dans cette pièce. Je me dirige vers les escaliers menant à la gare , monte quelques marches et m'assoit sur le coté des escaliers. Il y a beaucoup de gens à cette heure ci. Je n'aime pas les gens , enfin je n'aime pas ces gens. Je ne sais pas vraiment pourquoi, peut être parce qu'ils aiment te dévisager en prenant un air supérieur , peut être parce qu'ils ignorent volontairement les personnes assise à coté d'eux , peut être tout simplement parce que je suis surement comme eux. Je ne les aime pas. Mais je vais devoir faire avec et chanter devant un public improvisé.
Mes doigts passent alors sur les cordes une première fois pour remarquer que , sans surprise , la guitare n'est vraiment pas accordée. Malgrè ça , plusieurs minutes après , le son est meilleur. Je l'ai accordée à l'oreille , par mes propres moyens , ce n'est pas parfait , mais ça sonne déjà mieux. J'essais alors de faire abstraction des autres pour pouvoir commencer à jouer. Le plus dur est de commencer , une fois lancer il ne faut plus s'arreter. J'essais de m'imaginer en répétition , d'isoler ma personne , juste ma personne , loin des autres. S'isoler. Loin des autres. S'isoler. Loin des autres. Mes doigts commence alors à effleurer doucement les cordes et « Take me away » me vient naturellement dans la voix et au bout des doigts.

____________

Elle me fait signe avec les mains d'attendre encore 15 minutes. Il y a de moins en moins de gens dans la rue et la nuit commence à tomber. Je n'aime pas cet endroit lorsqu'il fait nuit. Déjà que je l'aime pas quand il fait jour... En tout cas , la journée est passée vite , trop vite. Mais c'est peut être un avantage ... Je ne sais pas. Oui. Passer sa journée la tête dans la musique est un avantage pour moi. Ce ne sont pas les circonstances ni l'endroit idéal , mais je n'ai pas perdue ma journée , pas moi. Mais elles ... Malgrè le maigre repas que leur a offert le patron à midi, je ne pense pas qu'elle soit en bon état. J'ai bien proposé plusieurs fois de les aider mais rien n'y fait , on m'a toujours renvoyé sur ses marches et je voyais les s½urs se fatiguer de plus en plus. Après les vitres ça a été le comptoir , et après le comptoir il a fallu repasser sur le sol parce que les clients avaient trop sali le bar... Je ne sais pas pourquoi il s'acharne autant sur elle mais je dois être positive comme dit Roxane : il ne reste que 15 minutes et tout cela sera fini. Mieux vaut me plonger dans la musique une nouvelle fois, ça me rassurera. Je ressort alors la guitare de son étui et commence à jouer Tomorrow.
En chantant le temps passe plus vite... Déjà la fin. Nothing else matters. Elle est beaucoup plus longue , plus dure , mais c'est comme un défi que je me lance à moi-même. Se lancer dans la difficulté pour se prouver qu'on est capable. Never opened myself this way Life is our's, we live it our way ... Des pieds arrivent sous mon regard. Puis des genoux. La personne vient de s'agenouiller en face de moi. Je ne sais pas ce qu'elle me veut mais je ne lève pas la tête et cache mon visage avec mes cheveux. Trust I seek and I find in you. Every day for us something new. Je n'aime pas beaucoup le contact avec les inconnus , surtout quand je suis seule et en position d'infériorité comme maintenant. Mon c½ur accélère le rythme de ses battements, des battements différent d'avec Ryan, des battements craintifs , des battements qui voudrait qu'elle parte. Forever trusting who we are. and nothing else matters. Je veux que cette personne parte. Malgrè ça elle ne bouge pas , et reste la devant moi à m'écouter. Et je n'ose toujours pas relever la tête. La chanson arrive à sa fin. Un dernier accord. Je me risque à relever la tête. Un homme. Des lunettes noires , un visage rond , une capuche cachant ses cheveux probablement court. Et pourtant. Pourtant je reconnais la forme de ce visage , je le reconnais malgré tous ses artifices, je le reconnais et en reste immobile. Un sourire se forme sur ses lèvres mais pas sur les miennes. Je ne suis pas capable de réagir, j'ai même l'impression que mon c½ur a raté un battement ou deux. Un tas de question viennent m'attaquer. Que faite il ici , pourquoi moi , pourquoi est-il à genoux devant moi. Me sortant de mes pensées, une main vient se poser sur son épaule et un homme prononce quelques court mots dans une langue que je ne comprend pas. De l'allemand. Je relève alors la tête pour voir à qui est-ce qu'elle appartient et remarque deux hommes debout. Je n'en reconnais qu'un et mon c½ur rate surement encore quelques battements. En l'observant bien , la forme de son visage et sa carrure impressionnante me laisse deviner son identité malgré ses grosses lunettes noires et sa capuche. L'autre est surement un garde du corps. Il a l'air ferme et c'est lui qui a sa main sur l'épaule de l'agenouillé. Ce dernier me fait sursauter lorsqu'il répond à son garde du corps et commence à fouiller dans sa poche. Il relève la tête et pose un billet dans la casquette devant moi avant de me sourire une seconde fois et de se relever. Sans vraiment comprendre ce qu'il vient de se passer , je les regarde s'éloigner rapidement jusqu'au moment où , juste avant de rentrer dans leur van , l'un des deux tourne la tête une dernière fois vers moi. Instinctivement, je baisse la mienne, sans savoir pourquoi. Puis je la relève, pour voir une portière se fermer. Gustav, c'était Gustav.

# Posté le mardi 26 février 2008 12:25

Modifié le samedi 31 mai 2008 18:42

J'aurais préférée rester sur les souvenirs de Nice.

J'aurais préférée rester sur les souvenirs de Nice.
1 4 / 0 3 / 0 8

Je ne vais pas faire de résumé complet , cette journée et ce concert m'ont dégouté. On est arrivée à 6h du matin et on s'est fait doublé par des gens arrivés à midi. J'avais jamais vu des gens aussi irrespectueux. Le staff marseillais était pourri , le staff allemand devait être omniprésent pour les aider alors qu'a Nice , on voyait à peine le staff allemand. Les Barrières étaient poussées , en plein soleil on devait "se battre" pour garder nos places. Les filles emjambaient les barrières, le staff marseillais savaient plus quoi faire. Du gros n'importe quoi. 17h30, on rentre enfin dans la fosse , et on remarque qu'elle est juste séparé en deux. Ca va être le bordel, à Nice elle était séparée en 3. Cette fois on arrive vers le 4ème/5ème rang , mais des gens commence à pousser horriblement , heureusement que je suis grande, sinon je crois que j'aurais pas tenu. Mes amies plus petites que moi ont toutes frolées le malaise et plein de filles ont finies dans les vapes. Je savais pas que pour un concert il fallait faire sa loi dans la file mais aussi dans la fosse. Les gens qui poussaient disaient d'arreter de pousser. Pff. Les gardes du corps devaient se mettre à plusieurs pour attraper les filles evanouies, ils refusaient de passer les bouteilles et on devait boire dans des verres. On retrouve des gens du concert de Nice , elles finissent par partir vers le coté parce qu'elle tiennent plus. Aurore nous retrouve, Je vois Noèmie et Marion. On est au complet. Ils nous passent 4 fois la même vidéo sur le Parc des Princes. Vive la pub. Je parle avec une fille assez simpa , une autre aussi , on reste ensemble.19h30 environ ils arrivent enfin. Des mouvements de foules horribles , je manque de tomber je sais pas combien de fois. Je sais plus où sont mes potes, je sais meme pas si elles sont pas tombées. On entend pas la voix de Bill , le son est pourri, on entend juste les cris et l'accompagnement. Malgrè ça je vois quand même bien Georg et Gustav. C'est space : Bill nous fait beaucoup chanté et Georg fait les coeurs pendant plusieurs chansons. Même parfois Bill changent de note bizarrement. Bizarre. J'arrive à filmer quelques trucs. Les chansons passent vite , Georg m'a vu une ou deux fois grace à ma grande taille et au fait que je sois entouré de gens assez petits. Il a du aussi surement entendre quand j'essayais de calmer les bousculades quand Bill parlait. Reden. Bill ne chantent pas le dernier couplet , il passent direct au dernier refrain. J'commence vraiment à me poser des questions. Je sais plus trop quand , Georg arrive avec une basse lumineuse , j'ai très bien reussi à filmer ce moment. Lola me retrouve, Mélo aussi. Ils nous manquent toujours Aurore, Ines et les autres. La partie acoustique arrive déja. C'est pas normal , il manque plein de chansons ! Bill prend une peluche en coeur et la met à ses pieds. In die Nacht. Georg et Gustav arrive enfin. Gustav se fait acclamer quand il arrive. Il sourit beaucoup. J'arrive bien à filmer Rette mich. Ils repartent. Bill revient avec une femme d'environ 50 ans. C'est qui celle la ? Il parle. On comprend rien bien sur. Elle traduit. " Je pense que vous avez tous compris parce que vous etes tous surement très fort en allemand , mais ce que Bill a voulu vous dire c'est qu'elle est désolé parce qu'elle a une extinction de voix et ne pourra donc continuer le concert." J'ai d'abord l'impression que c'est une blague mais en reflechissant bien , tout colle. Georg qui fait les choeurs , le manque de chanson , le fait qu'il fasse enormement chanter le public. Ne me demandez pas pourquoi elle a dit "Elle" , j'en sais rien. On hue un peu. Je hue bcp mais ma pote veut me faire arreter pour des raisons debiles. Je suis sur les nerfs. Ils se remettent en place pour Ich bin da. Bill ne fait pas les " ich bin da " c'est nous qui les faisons bien sur. Les confettis tombent. J'en attrape un que j'ai mis je ne sais ou. Ils lancent de l'eau , j'en reçois juste de Georg et Gustav. Gustav revient pour son solo. Il nous fait crier , il met l'ambiance, c'est vraiment super. On l'acclame, il insiste. Il descend pour venir faire sa Hola. Il la fait à moitié en marchant >< On applaudis , lui aussi. Il part. Les lumières s'eteignent c'est fini. On y croit pas. Il manque 5 chansons. UEDW , Spring nicht , Heilig , Totgeliebt , Vergessene Kinder. Je suis fatigué , dégouté , mes jambes tiennent plus. On cherche Inès partout on la trouve pas. J'essais d'appeler mais je capte trop mal je comprend rien à ce qu'on me dit. J'ai les nerfs à bout. Je demande une bouteille à un vigile parce qu'il voulait pas en passer pendant le concert. Je retrouve une amie à estelle , on retrouve ensemble Estelle. On sort et retrouve Lola avec ses parents. J'apelle Aurore et lui demande ou elles sont. Je les trouve. Grosse embrouille sur un gros malentendu. Sa mère m'engueule et je finis en pleur. Attente pourri , concert pourri. L'embrouille est de trop , je craque. On a fait tout ça pour ça. On s'est levé à 5h du mat' , on a attendu en plein soleil tout une journée , on s'est battu pour garder notre place , j'ai raté une journée de cours , je me suis "battu" pour pas m'evanouir dans la fosse , juste pour un concert écourté ou on a rien entendu. Mélodie essaie de me calmer. J'apelle Isa. Elle arrive un peu à me calmer. C'est à elle que j'ai tout débalé. " La triste vérité " J'en ai marre. Je ne peux plus être considérée comme une fan. J'en étais une vraie. J'étais venu pour la musique , pour les voir se dechainer sur scène , pour passer une journée agréable avec mes amies en attendant quelquechose qui avait été reporté à cause d'un gros rhume. Tout ça pour assister à un concert écourté ou on entendait pas le chant , où il manquait 5 chansons. Bill m'a énormèment déçu. Ok , ce n'est pas sa faute s'il est malade. Mais j'en ai marre de dire que ce n'est pas de leur faute. Lhystérie n'est pas de leur faute , la mauvaise organisation non plus. Je ne sais pas s'ils sont responsables des playback à repetition dans les emissions mais j'en ai marre de devoir tout excuser. Je ne supporte plus ce qui les entourent. J'aime toujours leur musique , je les ecouterais encore longtemps. Je n'enlève pas leur poster parce que mes posters sont attachés les uns aux autres et je devrais passée tout une aprem pour tout reorganiser et surtout je n'aime pas mes murs vides , mais je les aime toujours. Mais je ne suis pas prête à être encore une fan , pour l'instant. Je sais que je suis impulsive , que dans quelques temps , ça repartiras surement de plus belle , mais il faudra attendre ses quelques temps. Je ne sais pas combien de temps ça prendra. Un mois , 2 semaines , 3 mois. J'en sais rien. Cela ne veut pas dire que je me detache d'eux , je continue toujours ma fic. Je m'attend déja aux insulte " t'es qu'une groupie , c'est pas de la faute à Bill " Mettez vous à ma place. 19 octobre , annulé la veille à cause d'une toux. J'ai eu l'enorme chance de pouvoir les voir à Nice c'est vrai. Mais je pense aussi à mes amies , et aux gens qui attendait ça depuis plus d'un an. Et on arrive enfin à la date la plus importante , ils viennent dans ta ville , tu peux enfin les voir chez toi. 14 Mars , Bill malade , concert écourté. Je suis désolé mais j'ai du mal à faire passer ça. Ce qui est sur, c'est que je ne retournerais jamais les voir à Marseille , Nice ou Toulon surement , si j'ai encore le courage de faire la queue toute la journée, mais plus jamais Marseille. J'aurais voulu que cette soirée restent un des plus beaux souvenir de ma " fan attitude " mais ce n'est et ne sera pas le cas. J'ai déja beaucoup de problème sans rajouter Tokio Hotel à la liste , ma vie ne tourne pas autour d'eux et j'ai d'autre chose qui sont aussi importantes pour moi. J'aurais surement été revolté si j'avais entendu ça du concert si je n'y étais pas allé , mais au moins je serais restée sur les souvenirs du concert à Nice , mais ce n'est pas le cas et comme on dit , on refait pas le monde avec des " si ". Juste pour dire , une amie a vu dans le bus , une fille en pleur qui s'eétait faite arracher ses vetements et des filles se sont reelement battus pour une serviette. Les faits sont là. Ca reste trop pour moi. Je ne les abandonne pas , je les laisse juste de coté un certain moment.

Aujourd'hui Non , Demain Peut être.

2000ème com : elle.

J'attend le prochain album pour savoir si les vrais TH sont toujours là.
Je ne peux pas expliquer ou j'en suis dans mon interet pour le groupe mais je sais juste que ce n'ets plus comment avant.

# Posté le jeudi 13 mars 2008 08:42

Modifié le samedi 31 mai 2008 18:53

I Must Runaway - 15

 I Must Runaway - 15
Chapitre 15


Gustav et Georg. Ils étaient là, ici, juste devant moi il y a quelques secondes. Ça me parait impossible mais je n'ai pas rêvé. Son billet est bien là, ils étaient bien là. Gustav s'est arrêté pour moi, pour m'écouter, moi et personne d'autre. Je le revois encore, accroupi juste devant moi, je revois encore son sourire encré dans ma tête. Je revois tout ça mais je n'arrive pas à y croire. J'en viens même à me dire que j'ai eu des hallucinations. Non non, ils étaient bien là, ils ont parlé allemand, c'était bien eux. Ce visage rond , cette façon de sourire, sa voix, la carrure de Georg , son visage beaucoup plus carré que celui de Gustav , c'était eux , je ne peux pas me tromper. Mais que ferait- il ici ? A Marseille ? Il y a bien une radio, mais rien de plus. J'entend mon prénom et reconnaît la voix de Léa. J'en aurais presque oublié ma situation. Que Gustav se soit agenouillé devant moi ne change rien, je reste la jeune fille qui a fuguée de chez elle et que tout le monde recherche. Leur dire, leur cacher ? Je vais garder ça pour moi. Dans tous les cas, elle ne me croirait certainement pas. Et puis, je ne les reverrais surement jamais alors autant garder ce souvenir et ce sourire égoïstement à l'intérieur de moi. Toujours perdu dans mes pensées, j'attrape ma guitare et ma casquette qui contient le fameux billet avant de descendre les escaliers, revisualisant sans cesse ce sourire. Je ne l'oublierais jamais. Cette image restera gravée en moi pour toujours, quoiqu'il arrive. Nothing else matters. Cette chanson est sa préférée. Il est passé juste au moment où je la jouais. Un hasard ? Je ne crois pas au hasard. On mettra ça sur le dos de la chance. Un petit clin d'½il de la chance pour faire paraître un petit rayon de soleil dans une journée si difficile. Les s½urs mériteraient plus un rayon de soleil que moi, elles sont épuisées et n'ont presque rien gagné. Je n'ai qu'à leur offrir ce billet, je n'en ferais rien de toute façon. Ce sera ma façon à moi de leur offrir un rayon de soleil. Une fois en bas des escaliers, je remarque les mines extenuées des deux s½urs assises sur les dernières marches.

Roxane - Ça va ? T'as pas eu d'ennuis ni rien ?
Julia - Non non. Mais vous ça va ? Vous étés crevées.
Léa - Ça va aller. C'est juste que ce connard sait pas qu'on n'est PAS des robots !
Julia - Tenez.
Roxane - D'où y vient ce billet ?! Ça existe des gens aussi généreux ?
Julia - C'est ...un vieil homme qui avait l'air assez friqué qui me l'a déposé.
Roxane - Un billet de 20 euros ! Alors que nous on a eu 10 euros pour la journée !?
Julia - Bah prenez le, j'en ai pas besoin.
Roxane - Non, on va aller acheter à manger avec tout ça. Enfin non, on peut pas rester ensemble. Léa, tu rentres avec Julia, faites bien attention. Si une de vous deux se sent mal, hésitez pas à vous asseoir quelque part, mais pas trop longtemps pour pas vous faire prendre par les flics ou être agresser. Moi j'vais aller chercher à manger. On s'rejoint au garage.
Léa - Fait bien attention hein.
Roxane - Vous aussi. A tout à l'heure.

Elle attrape finalement le billet que je continuais de lui tendre sous le nez pour qu'elle le prenne. Ce billet. Pour tout dire, il me répugne, je n'en veux pas. Il est juste le témoin matériel de la pitié que Gustav a eu envers moi. Gustav. Gustav. Gustav. Ce prénom revient tellement dans mon esprit. Il va pourtant bien falloir que je m'en détache. Il ne m'aidera pas, ce n'était qu'un rayon de soleil, pour me donner un peu plus de courage, rien de plus. Maintenant, il va falloir repartir et supporter cette boule au ventre une nouvelle fois. Le silence règne sur le chemin, Léa est fatiguée, personne n'a envie de parler. Personne n'a rien à dire de toute façon. Une voiture de police apparaît au bout de la rue. Léa me tire brutalement par le bras pour nous cacher derrière un mur. Mon c½ur bat si fort que j'ai peur qu'il s'épuise s'il continue à battre si vite trop longtemps. Léa ne me laisse même pas le temps de réaliser notre chance qu'elle me tire une nouvelle fois par le bras en m'expliquant que l'on va prendre un autre chemin moins risqué. Mon c½ur refuse de se calmer. Mes jambes continue d'avancer malgré la fatigue. Léa ralentit de plus en plus. Je lui propose de s'asseoir, ce qu'elle ne refuse pas. Assise sur une marche, la tête baissée, ce sourire envahit encore mon esprit. Pressée, Léa me tire de mes pensées en me disant que l'on doit repartir. Les rues deviennent de plus en plus sombres et la nuit avance de plus en plus vite. J'espère que Roxane a réussi à trouver à manger, mon ventre crie famine, et cela depuis plusieurs heures même si la musique avait malgré tout réussi à me faire oublier ma faim. J'espère aussi qu'elle va bien et qu'il ne lui ait arrivée aucun malheur. Les choses sont assez difficiles comme ça.

___________________


Je reconnais la rue, on est bientôt arrivée. La fatigue tiraille mes muscles, je traîne les pieds jusqu'à l'entrée du garage. Je ne sais pas si j'aurais pu tenir ne serais ce que 5 min de plus à marcher. Je prend les clés de la main de Léa, me baisse difficilement et ouvre le grand rideau de fer, essayant de faire le moins de bruit possible. A peine rentrée, Léa s'affale sur un des vieux fauteuils abîmés laissant tomber sa tête en arrière sur le dossier. Une fois la porte fermée, le garage est plongé dans un noir presque total. Léa ne dit pas grand-chose, elle doit surement se faire du souci pour sa s½ur, moi aussi. Après avoir déposé les clés sur la table et chercher le fauteuil à tâtons , je m'assois enfin à coté d'elle et décide de me reposer moi aussi en silence ... un silence devenant de plus en plus pesant. Les minutes passent et toujours aucune Roxane à l'horizon. Enfin, à l'oreille on va dire, parce que l'horizon n'est pas très vaste dans ce garage. J'ai beau me dire qu'elle s'est surement arrêtée quelques minutes pour se reposer et qu'elle n'a pas vu passé à l'heure, mais l'inquiétude m'envahit et je n'arrive plus à me taire.

Julia - Putain mais qu'est-ce qu'elle fout ?
Léa - J'aimerais bien le savoir moi aussi ! Si ça s'trouve elle est en train d'agoniser et nous on est là dans nos ...
Julia - Chut ! Commence pas à t'inventer n'importe quoi sinon on va devenir folle et parano si c'est pas déjà le cas, et puis de toute ... Tais toi !

Des coups viennent de retentir contre le rideau de fer. Roxane ? Le bruit d'une lourde respiration résonne derrière le rideau. Reprenant lentement son souffle, notre visiteur prononce le mot de passe. C'est bien elle. Soulagée, je fais rapidement les quelques pas qui me sépare du rideau et l'ouvre à la hâte. Roxane me tombe presque dans les bras et sa s½ur accourre pour m'aider à l'allonger. Affolée et inquiète, je referme rapidement le rideau et me précipite ensuite au coté de Léa qui essaient de savoir ce qu'il s'est passé au près de sa s½ur. Elle a du mal à parler, elle est très essoufflée. Je comprend juste qu'elle s'est enfuit pour ne pas se faire agresser. Posant un peu plus loin le sachet qui contient ses courses, je cherche le placard à tâtons et en ressors la couverture qui m'avait servie de couchage. Enfin , je l'étale sur le sol pour que Léa puisse y allonger sa s½ur. Posant la tête de Roxane sur ses genoux repliés sur le sol, Léa lui fait boire un peu d'eau de la bouteille que je lui ai passée. Le fait que Roxane soit au sol me permet de distinguer son visage grâce à la faible lumière qui réussit à pénétrer sous le garage. Buvant tant bien que mal, l'eau coulant sur son menton, je m'assois à coté d'elle et lui prend la main. Elle est pâle et couverte de sueur. Ses longs cheveux se collent à son front et à ses joues. Mon c½ur bat aussi vite que tout à l'heure, guidé par la peur et l'inquiétude qui me submerge. Roxane se calme peu à peu et commence à nous faire le récit de sa désagréable aventure. Son récit est long mais je peux le résumé en quelques courtes phrases. Elle sortait du magasin se trouvant dans une petite rue assez sombre à cause de la nuit tombante, deux hommes l'ont remarquées et l'ont appelée, elle ne les a pas écouté et a accélérée le pas jusqu'à ce qu'ils se mettent à la suivre et qu'ils se mettent à courir lorsqu'elle les a trop distancé. Elle a réussi à les semer à un certain moment une voiture de police faisait des rondes de nuit (peut être pour moi) jusqu'à ce qu'elle arrive au garage et qu'elle s'effondre dans mes bras. Roxane est assez secouée mais, heureusement, n'en garde aucune blessure physique, juste de mauvais souvenir. Quelques minutes passent puis Léa se laisse guider par son estomac vide et décide d'entamer la nourriture que Roxane nous a (malgré tout) rapportée. Du chocolat, des chips, de l'eau. Ça suffira pour que l'on tienne plusieurs jours. Nous décidons d'un plan pour tenir aussi longtemps avec cette nourriture. Un paquet de chips, une tablette et 2 bouteilles par jour. Avec le stock que Roxane a fait, on tiendra toute la semaine, en espérant que tout se passe comme prévu. Pressée, Léa prend la tablette de chocolat et l'ouvre rapidement, en donnant quelques morceaux en priorité à sa s½ur. Puis vint mon tour. Ce simple chocolat, surement le moins bon puisque le moins cher, arrive à me rendre le sourire par son simple goût dans ma bouche.

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Il est tard. Je ne sais pas quelle heure il est, mais il est surement très tard. Roxane s'est endormi sur les genoux de Léa alors que mes paupières commencent à devenir lourde. Je souhaite une bonne nuit à Léa et m'assoit sur un des fauteuils.
Cette dernière préfère rester éveillé quelques instants, pour veiller sur sa s½ur. « Au cas ou » comme elle dit. Je la comprends, sa s½ur est toute pour elle. Elles s'en sont toujours sortie ensemble et ne se quitteront surement jamais. J'aurais voulu avoir une relation comme ça avec mon frère. Mais ce n'est pas le cas. Nous sommes distants, différents, surement trop. En même temps, nous n'avons jamais eu la même éducation. Tant pis. Posant ma tête sur le dossier, je me tourne sur le coté et me recroqueville dans le fauteuil. Deux images viennent s'opposer dans ma tête. Gustav. Ryan. Une magnifique image à mes cotés pendant quelques secondes. Une autre magnifique image beaucoup plus puissante, à mes cotés pendant de longues heures, une longue nuit. Deux images très différentes mais aucune n'est présente avec moi aujourd'hui...à part dans mon esprit, dans mes souvenirs.


Et c'est avec ses deux images, les images des deux personnes qui ont réussi à réchauffer son c½ur, qu'elle se laissa lentement emporter dans les bras de Morphée.

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12h30. Aujourd'hui, les s½urs n'iront pas travailler. Elles sont crevées et pleine de courbatures. Après une longue discussion, j'ai réussi à les persuader d'y aller seule. J'avoue ne pas être rassurée par cette décision, mais il n'y a pas d'autre moyen. Elles ne supporteraient pas une journée de plus, Ryan ne sera peut être pas là avant plus d'une semaine, et j'aurais moins de chance d'être retrouvée aussi loin de l'endroit ou je suis signalée. J'avoue aussi que, malgré moi, l'espoir de revoir Gustav est toujours très présent. J'ai toujours été toujours pleine d'espoir, surement trop, je sais. Aujourd'hui encore plus que d'habitude.
Loin d'être pressée, je mange mon dernier carré de chocolat avant de partir. La route qui m'attend ne m'enchante pas et je sens la boule se former dans mon ventre une nouvelle fois. Je vais maintenant devoir être seule à m'en sortir et à assumer mes choix, au moins pour une après midi.

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Une bande de jeunes racailles arrive et commence à me parler. J'entends des insultes mais ne répond pas. Ils rigolent, m'imite, se moque de moi. Je n'y fais pas attention et continuer de jouer , assise sur la même marche qu'hier. Je commence à avoir l'habitude de ce genre de comportement à l'encontre de mon style. Ça ne m'atteint plus. Mais aujourd'hui le contexte est différent. Je suis seule, affaiblie, sans personne pour m'aider ni endroit où me réfugier à plusieurs kilomètres à la ronde. Ignore les. Ignore les. Ignore les. C'est-ce que je fais jusqu'à ce qu'un d'eux attrapent ma guitare et me l'arrache brutalement des mains.

Gars - Alors Satan ? Tu ne me jettes pas un sort ?
Julia - Rend moi la.
Gars - Et si je la brisais contre le sol ? Qu'Est-ce que t'en penses ?
Julia - Nan s'il vous plait ! Tout sauf ça ! Pas ma guitare !
Gars - Et pourquoi je ne devrais pas le faire ?
Julia - Je ... je ferais tout ce que vous voulez, je vous donnerez tout ce que vous voulez mais pas ma guitare s'il vous plait!

Non , pas la guitare de mon grand père , la dernière chose qu'il me reste de lui, la dernière chose qu'il a pu me laisser, tout sauf ça.

Gars - Tout ce que l'on veut? C'est très intéressant.

Il pose la guitare sur le sol et s'approche lentement de moi, un sourire sournois trônant sur son visage qui me parait le plus laid que je n'ai jamais vu. Je recule mais le muret m'empêche d'aller plus loin. Il pose alors ses mains sur mon corps avant que je ne plante de toutes mes forces mes ongles dans sa peau et qu'un violent coup de pied n'atterrisse dans son ventre. Je n'aurais jamais du faire ça. Je vais en payer cher les conséquences. Pour seule réponse, ses deux compagnons m'attrapent les bras, les plaquent dans mon dos et me force à m'agenouiller. Je me débats autant que je peux mais leurs mains me tiennent si fermement que mes poignets me font mal. Des larmes naissent au bord de mes yeux, signe de ma haine et de ma peur. Mon c½ur s'affole lui aussi lorsqu'un un premier coup de pied atterrit dans mes cotes et que la douleur me fait crier. Les gens essaient de nous ignorer, personne ne viendra m'aider. Tout finira donc ici ? Un autre coup me sort alors de mes pensées. Un coup beaucoup plus violent. Une douleur atroce me tiraille le ventre, les cotes et se propage dans tout mon corps. Je ne sais pas à quel point je suis blessée, mais mon corps ne supporterait pas un autre coup. Mes pleurs redoublent, la souffrance s'étant emparé de mon corps plié en deux. Je ferme les yeux, comme pour attendre la fin, la douleur emplissant mes pensées, mon esprit tout comme chacun de mes membres. Je me sens vaciller, pourvu que cette souffrance me fasse m'évanouir, je ne sentirais plus rien. Tout pourrait finir sans moi. Ryan. Les s½urs. Est-ce qu'ils sauront un jour quelque chose de tout ça ? Ce sont alors les seules personne que j'essaie de garder à l'esprit et qui me permettrent de me battre contre la douleur. La triste vérité de ce monde s'étend devant moi. Personne ne viendra m'aider, pas ici, pas dans cette rue, pas dans cette ville, pas dans ce monde. Ils rigolent en voyant les larmes qui couvrent mon visage lorsque je relève la tête. Ils me lachent en entendant quelqu'un crier. Je me recroqueville alors sur moi-même, faisant abstraction du monde extérieur. J'ai l'impression qu'ils ont détruit quelque chose en moi, qu'ils ont ouvert une nouvelle blessure trop profonde. J'entends encore cette même personne crier , plus proche cette fois ci , mais je ne veux pas relever la tête. J'entends des pas, quelqu'un court dans ma direction alors que mes agresseurs s'enfuissent. Je veux que tout finisse, je ne veux plus souffrir, je ne veux plus que l'on me touche, ni que l'on me regarde ou que l'on me parle. Ce cauchemar , cette fugue , cette douleur. Je veux que tout s'arrête. Une main sur mon bras me fait remarquer que mes désirs ne sont pas la réalité, que je suis toujours en pleur dans ces escaliers. J'essais de me recroqueviller encore plus pour éloigner ma peau de cette main mais en vain je sens un bras passer sous moi. Je suis soulevée, j'essais de me débattre mais mon corps ne répond plus, l'épuisement s'étant emparé de chacun de mes muscles. Il me parle. De l'anglais. Je n'essais pas de comprendre ce qu'il me dit, je ne sais pas où je vais, mais je me laisse faire, je n'ai plus de force, je lui laisse mon destin entre ses mains. Les larmes pour témoin de ma peur, il me pose des questions mais je n'arrive pas à répondre, comme paralysée. Mes cotes me font atrocement mal, m'empêchant de penser à autre chose qu'à la douleur. Il se baisse, de l'ombre. Il me fait rentrer dans une voiture et d'autres bras m'attrapent délicatement. Il me parle lui aussi. J'essais de me calmer et de comprendre ce qu'il dit. Du français, Un accent allemand ! Je reconnais cette voix et l'espoir vient calmer mon c½ur. Non, non, je m'imagine des choses, la douleur fausse mes réflexions. Ce ne peut pas être vrai. « Ça va, Je suis là, We're going to the hospital. Don't be scared it's gonna be Okay ». Sa main caresse lentement mes cheveux et j'essaye d'ouvrir mes yeux remplis de larmes. Malgré ma vue floue, je reconnais cette personne. Que fait il ici ? Je n'en sais rien. La douleur continuer de faire couler mes larmes sur mes joues mais mon c½ur ne suit plus. Gustav. Il est là, ses bras sont là, autour de moi. Il dit quelque chose à l'encontre du chauffeur. Sa voix est inquiète mais il me sourit lorsqu'il croise mon regard à travers ses grosses lunettes noires. Un tas de sentiment se mélange en moi, je n'ai plus peur, enfin, je crois. Mes mains sur mes cotes, la douleur me reprend tout à coup et je ne peux retenir un gémissement de douleur. « We're gonna be to the hospital in 2 minutes. It's gonna be Okay, I'm here ». Ses paroles me rassurent mais ne calme pas ma douleur. Il remonte un peu mon tee shirt et regarde mes plaies. Mes yeux refermés à cause de la douleur, je ne vois pas sa réaction. Après avoir redescendu mon tee shirt, il hausse la voix à l'encontre du chauffeur et ce dernier accélère. Intriguée, je rouvre alors les yeux et mon regard tombe sur ses mains tachées de sang.

# Posté le mercredi 19 mars 2008 13:55

Modifié le samedi 31 mai 2008 18:42

I Must Runaway - 16

I Must Runaway - 16
Chapitre 16

Je n'arrive plus vraiment à distinguer ce qu'il se passent autour de moi. La douleur s'est emparée de mon corps et aussi de mon esprit. Je crois que nous sommes arrivés. La voiture s'arrête et le chauffeur descend. La portière à coté de Gustav s'ouvre et je change de bras. Je crois que Gustav ne sortira pas de la voiture. Le chauffeur court alors vers l'hôpital et une fois les portes passées, il appelle un médecin en criant. Les yeux mi-clos et mes mains sur le ventre, je gémis sans me préoccuper de l'agitation autour de moi. Les seules personnes à qui je veux penser sont Ryan et les 2 s½urs et on peut dire que la seule chose qui me préoccupe c'est de savoir comment les prévenir. Un médecin arrive et demande mon prénom au chauffeur mais il ne le connaît évidemment pas. Il me demande maintenant mon prénom mais je ne dis rien. Le médecin demande alors au chauffeur si je parle français mais il n'en sait rien non plus. Doucement, je me sens déposer sur un lit avant que l'on ne m'emmène dans une salle ou une chambre je crois. Je ne vois pas bien, ma vue est devenue floue par mes larmes et je ne distingue que des murs blancs et des visages flous au dessus de ma tête. Ses gens me parlent, me posent des questions mais je ne réponds toujours pas. Je sens des mains sur mon corps. Puis ma tête se met tourner, je ne sais pas ce qu'il se passe. Mes paupières deviennent lourdes et commencent à se fermer lentement pendant que le bruit et les voix autour de moi deviennent de plus en plus lointains.

J'ouvre lentement les yeux. Le silence règne autour de moi. Tout me revient petit à petit à l'esprit lorsque je vois que je suis allongée sur un lit avec des draps aussi blancs que les murs de cette chambre. Je crois qu'il fait nuit. L'horloge me le confirme en m'indiquant qu'il est 10 h du soir. L'hôpital est très calme malgré les quelques voix que je peux distinguer au bout du couloir. Je ne dois pas rester ici, ce n'est qu'une question de temps avant qu'il ne connaisse mon identité, si ce n'est pas déjà trop tard. Quelque chose m'oppresse au niveau de la taille. Je soulève alors lentement la chemise de nuit que l'on m'a mise pour découvrir un gros bandage qui m'entoure les cotes. J'entends alors des pas. Merde. Une infirmière arrivent et regardent par la vitre de ma chambre. Les stores ouverts lui permettent de voir mes yeux ouverts avant que je n'ai le temps des les refermer. Sans attendre, elle pousse la porte en m'adressant un grand sourire.

Infirmière - Bonjour mademoiselle. Ça va mieux ?

Je m'obstine à ne pas parler. Peut être pourrait-elle croire que je suis encore sous le choc.

Infirmière - Tu refuses toujours de parler à ce que je vois ? Tu ne veux même pas me dire ton prénom ? Ta famille doit se faire du souci, sans tes coordonnées on ne peut pas les joindre.

Je garde toujours le silence. Mon regard fixé sur l'horloge, mes doigts tiraillent le drap blanc qui me recouvre.

Infirmière - Je vois. Bon, si vous ne parlez pas je vais vous parler moi. Vous n'avez rien de grave. Juste deux côte fêlée. Nous étions inquiets quand nous avons vu le sang sur vos vêtements mais c'était juste une plaie du à un crampon ou à quelque chose de pointu sur la chaussure de votre agresseur. La police viendra demain matin vous interroger, vous étiez trop fatiguée pour qu'ils viennent ce soir. Essayez de vous recoucher. Je reviens dans une heure environ pour voir si tout va bien. Appelez quelqu'un si il y a un problème.

Elle reste encore là quelques secondes à me fixer. Sûrement dans l'espoir que je dise quelque chose. Mais face à mon silence, elle finit par céder et quitter la chambre. J'attend quelques minutes avant de m'asseoir et d'enlever délicatement l'aiguille plantée dans mon bras reliée à la perfusion. Je me lève ensuite et ferme les stores qui donne vu sur le couloir. Une fois ma chambre plongée dans l'obscurité, je me dirige vers l'armoire pour prendre mes vêtements. Je ne peux pas rester ici, il faut que je parte dans la nuit. Je ne sais pas par quel chance ils ne m'ont pas reconnu, mais je n'ai qu'une heure pour partir le plus loin possible de cet hôpital. C'est très peu de temps, surtout pour s'enfuir dans mon état, mais je n'ai vraiment pas le choix. J'ouvre donc la porte du placard et prend les seuls vêtements qu'il y a dedans, les miens. Heureusement que mon tee shirt et mon baggy sont noirs, les tâches de sang ne se voient heureusement pas. Ma tête commence alors à tourner. Le stress m'a fait oublié que j'ai toujours des vertiges lorsque je me lève trop vite. Je m'assoies donc quelques secondes par terre et décide de m'habiller en restant sur le sol. Une fois habillée et chaussée, je touche mes yeux pour voir si mon maquillage est encore là. Effectivement non, ils ont du me démaquiller pendant mon sommeil. Enfin, je me relève pour fermer le placard lorsque je remarque quelque chose au fond de l'armoire. Un grand sourire se dessine alors sur mon visage et mes yeux commencent à briller lorsque mes doigts effleurent la housse de la guitare que je sors de l'armoire. Une fois la housse en main, le poids me confirme que la guitare est dedans. Rapidement et le plus silencieusement possible, je l'ouvre et vérifie qu'elle n'a pas de dommage important. Un nouveau sourire se dessine sur mon visage. Il faut voir le bon coté des choses , même dans les pires situation : malgré un bandage au ventre et deux cotes fêlées, j'ai réussi à protéger ma guitare , la seule chose que mon grand père ai pu me laisser , la seule chose matérielle auquel je tiens autant. Je ne dis pas que je suis heureuse d'avoir été battue mais mes blessures ne sont pas là pour rien, et c'est la seule consolation que je puisse en tirer. Et même si certains pourraient trouver ça débile, le seul fait d'avoir ma guitare avec moi me donne une lueur d'espoir, comme si le fait de marcher avec cette guitare sur le dos pourrait m'aider et me rendre plus forte. Enfin. J'ai déjà assez perdu de temps comme ça. Je referme la housse aussi vite et silencieusement que la première fois pour ensuite positionner la guitare sur mon dos. Après m'être retourné une dernière fois vers ce qui a été ma chambre pendant quelques heures, je tend l'oreille vers la porte. Aucun bruit. Doucement, je me décide à ouvrir la porte et à y passer la tête pour regarder à gauche puis à droite. Personne. Avec des gestes lents, je ferme délicatement la porte derrière moi et me faufile dans le couloir le plus silencieusement possible. Je connais cet hôpital mais cette partie de ce dernier m'est vraiment inconnue. Je décide alors de retourner rapidement dans ma chambre pour regarder par la fenêtre. L'extérieur me permettra de me positionner par rapport à la sortie. En effet, j'ai été placé au troisième étage, tout au fond. Je ressors alors de ma chambre et me dirige vers les ascenseurs que je trouve grâce aux indications des panneaux sur les murs. Merde. J'entends quelqu'un arriver. Je m'engouffre alors rapidement dans l'ascenseur gris métallisé avant que ce « quelqu'un » ne puisse me voir. Par pure curiosité, je jette un léger coup d'½il dans le miroir avant de le regretter. Sans maquillage, j'ai vraiment l'air d'un zombie. Les portes se ferment enfin. Étage 3, 2, 1,0. La porte s'ouvre enfin ... sur une femme. Je n'ai pas le temps de réagir qu'elle me salut et rentre à son tour dans l'ascenseur alors que je me dépêche d'en sortir. Pendant que les battements de mon c½ur essaient de retrouver leur rythme régulier, je tourne la tête et me trouve face à la sortie. L'accueil est vide à cette heure ci. Je passe rapidement la porte de l'hôpital et un énorme sentiment de soulagement m'envahit. J'ai réussi. Non pas totalement. Je dois maintenant rejoindre les s½urs, tout en sachant qu'il fait nuit, que je suis seule, de plus blessée, et que le garage se trouve à plusieurs kilomètres d'ici. Tant pis, je n'aie pas le choix, je ne peux plus faire marche arrière. Une infirmière se rendra bientôt compte de mon absence, et à ce moment là, il faudra que je sois déjà loin d'ici. Rajustant ma guitare sur mon épaule, je commence à marcher d'une cadence assez rapide. Tout à coup quelque un m'attrape le bras, me faisant sursauter et pousser un petit cri assez aigu. Ce quelqu'un apparaît alors devant moi. Je crois qu'il a encore réussi à faire dérailler mon c½ur et à lui faire rater un battement. Gustav, que fait tu encore ici pour moi ? Je vais finir par croire des choses qu'il ne faut pas croire , des choses faussement belles, des choses qu'une fille comme moi aime s'inventer malgré elle.

Gustav - Where are you going ? Why have you left the hospital ? What are you doing !? Ou vas tu ? Pourquoi as tu quittée l'hôpital ? Qu'est ce que tu fais ?

Sa voix a l'air inquiète et stressée à la fois. Il regarde sans arret autour de lui alors que sa main ne lâche pas mon bras. Cette main sur qui tous mes esprits sont concentrés. Ces mêmes lunettes noires et cette capuche me cachent toujours ses yeux et ses cheveux mais malgré ça, le sentiment indescriptible que je ressens en le voyant est toujours aussi intense , toujours aussi déstabilisant. Dans une poussée d'audace, je prends enfin la parole en essayant de tirer sur mon bras pour qu'il le lâche.

Julia - I ... I must run away. Je ... je dois m'enfuir.

Cela n'aura servit à rien. Il se place devant moi et m'attrape les deux bras pour m'empêcher d'avancer un pas de plus. Il est fou de faire ça. Si un paparazzis nous voit, Gustav est foutu. Je le sais et ne préfère pas qu'il ait des ennuis à cause d'une débile profonde comme moi qui a la fabuleuse idée de quitter son domicile , s'entraînant beaucoup plus de problème qu'elle n'en avait déjà. Gustav continue toujours de regarder constamment autour de lui mais il ne me laisse pas pour autant.

Gustav - Come with me. We're going to return in the hospital. You can't run away. Viens avec moi. Nous allons retourné dans l'hôpital. Tu ne peux pas t'enfuir.

Sa voix est calme mais je peux entendre une pointe d'anxiété au fond de celle ci. Il pourrait presque me convaincre et me donnait entière confiance en lui, mais le fait qu'il soit Gustav Schafer et que mon c½ur bat aussi vite à cause de lui ne doit pas me faire abandonner mes priorités. Des priorités portant trois prénoms : Ryan, Roxane, Léa. Je ferme alors les yeux pour prendre mon inspiration et le peu de mes esprits qu'il ne déstabilise pas. Une fois que je les aurais ouvert, je ne pourrais plus hésiter.

Julia - I won' t return in this hospital ! Do you understand me ? I WON'T RETURN IN THIS HOSPITAL ! Let me go ! You don't have to try to speak with me. You shouldn't take care about me. Return in your beautiful things , I don't need you. I'm just a stupid girl who doesn't know what she does. Je ne retournerais pas dans cet hôpital ! Est ce que tu me comprends ? JE NE RETOURNERAIS PAS DANS CET HOPITAL ! Tu ne dois pas essayer de parler avec moi. Tu ne devrais pas faire attention à moi. Retourne dans tes belles choses , je n'ai pas besoin de toi. Je suis juste une fille stupide qui ne sait pas ce qu'elle fait.

Je baisse la tête après ces mots et ces cris. Je suis allée trop loin et mon c½ur n'a pas supporté ses paroles. Les larmes me montent aux yeux sans que je ne m'en aperçoive et viennent ensuite lentement descendre sur mes joues. Je sens les mains de Gustav se décrisper sur mes bras alors que je ne garde plus rien pour moi. Un tas de sentiment sont oppressés à l'intérieur de moi et ne demandent qu'à sortir dans des sanglots que je sens arriver et que je ne retiendrais pas. J'ai eu faux depuis le départ et j'entraîne un tas de monde dans mes erreurs. Même lui , même une personne que je n'aurais jamais cru avoir au près de moi ne serais ce qu'une seconde dans ma vie. Une boule se forme dans ma gorge et de bruyants sanglots m'emportent tandis que les mains de Gustav glisse lentement sur mes bras pour se retrouver délicatement dans mon dos. J'en oublierais même où je suis lorsque je sens ses bras m'entourer et sa tête effleurer la mienne. Il ne me serre pas fort, mais juste assez pour me réconforter. Il en vient à un point où je ne sais même plus qui je suis et ce que je viens de faire. Je sais juste que Gustav me tient dans ses bras. Mon esprit est alors submergé par un tas de chose et je me sens vaciller. Immédiatement Gustav me retient et me remet sur pieds. J'ai l'impression de ne plus rien contrôler, comme si mon corps et mon esprit me refusait leur accès après avoir été maltraité pendant tant de temps. Doucement et calmement, Gustav me chuchote des choses que je ne peux croire.

Gustav - I'm here and ... Je suis la et . . .

Il s'arrête et hésite quelques instants. Ma respiration s'arrête avec lui et ne reprendra qu'avec ses paroles.

Gustav - And I'm going to take you with me. You won't return in this hospital , I promise you. Et je vais te prendre avec moi. Tu ne retourneras pas dans cette hopital , je te promet.

Je n'ose plus bouger après ces paroles. Ma tête sur son épaule , je ne fais même plus la part entre la réalité et les rêves. Peut être vais- je me réveiller demain matin, et me retrouver dans mon lit d'hôpital, devant un agent de police. Mais pourtant cela parait tellement vrai, je sens les bras de Gustav autour de moi, je sens le sol sous mes pieds. Et quand je me décide enfin à rouvrir les yeux, je peux voir l'hôpital par-dessus son épaule... Je ne rêve pas. Et c'est pourtant si difficile de m'en convaincre.

Julia - You shouldn't do it... Tu ne devrais pas faire ça...
Gustav - I know. Je sais.

Il desserre alors son étreinte et me regarde en esquissant un sourire. Je dois avoir l'air d'une petite fille à qui on montre pour la première fois une chose dont elle a tant rêvée.

« Tu rigoles j'espère ? Dis moi que c'est une blague de mauvais goût ! Dis moi que tu te fous de moi ! »
« C'est juste une adolescente qui a souffert ! Je peux pas la laisser comme ça. Je veux juste l'aider, pour pas longtemps. »
« Tu es complètement fou Gustav ! T'as complètement perdu la tête ou quoi ? Nan mais attend ! Tu es une superstar connu dans le monde entier et tu t'amuses à recueillir dans ta chambre une gamine qui n'est surement pas majeure et qui est surement celle que la police recherche dans toute la ville ? Non mais attend , t'es complètement inconscient ! »
« Tu appelleras l'hôpital. Si c'est bien elle , tu leur donneras toutes les coordonnées qu'il faut , je payerais les frais d'hôpital si il faut , mais tu leur diras que c'est nous qui la ramèneront chez elle. Jeudi , je la ramène c'est promis. Je préviendrais la police, sa famille et tout le monde si il faut mais n'oblige pas une jeune adolescente aussi fragile à affronter les autorités. Elle est trop fragile pour ça, elle a été agressée, elle est blessée et sous le choc. En plus, si elle est partie de chez elle, c'est qu'elle ne va vraiment pas bien. »
« Et en plus tu me mets dans l'histoire ? Gustav tu imagines si les médias apprennent que le batteur de Tokio Hotel a abrité une pauvre fugueuse mineure dans sa chambre d'hôtel ? En plus elle est jeune , elle risque de s'imaginer des choses. Elle risque de croire que tu ressens des choses pour elle ! Tu imagines si elle en parle au média ? Mon Dieu , Gustav ! Qu'Est-ce que tu viens de faire ! »
« Elle ne leur en parlera pas. J'en suis certain. Et puis ce serait pas difficile de démentir une telle rumeur »
« Non Gustav non on ne peut pas prendre un risque comme celui la. Mettre en danger la réputation de Tokio hotel , t'es complètement fou. Faut qu'elle reparte tout de suite !»
« David ! Je ne veux pas la laisser comme ça alors que je peux l'aider. Elle est encore sous le choc de son agression et tu voudrais qu'on la force à rentrer chez elle ? Sa famille comprendra tout à fait si tu leur expliques qu'elle est encore sous le choc de son agression et qu'elle reste avec moi enfin nous , juste le temps qu'elle se repose et qu'elle comprenne que s'enfuir de chez elle était loin d'être une bonne solution. Tu es prêts à la jeter hors de ma chambre et à prévenir la police pour dire « nous avons aperçu la jeune fille que vous cherchez à coté de l'hotel.» La seule chose que tu ferais , c'est de l'effrayer , de la ramener chez elle pour qu'elle fugue encore une fois quelques temps après. Cette fois elle a eu beaucoup de chance , mais elle n'en aura peut être pas autant la prochaine fois. T'es prêts à faire souffrir une ados qui a juste besoin d'aide , à mettre en péril sa vie ? »
« Parce que tu ne la forceras pas à rentrer chez elle peut être ? Tu crois que comme par miracle , elle va être d'accord avec toi et te laisser la ramener chez elle alors qu'elle échappe à la police depuis plusieurs jours? »
« Non , parce que je lui ferais comprendre qu'elle doit rentrer chez elle, elle sera en confiance avec moi , la chute sera moins haute. »
« Pourquoi tu réussirais là où surement beaucoup d'autres ont échoués ? »
« Qui te dit qu'elle a déjà vraiment eu quelqu'un à qui parler ? David ! Je te promet d'être le plus prudent possible! Je l'ai tenue dans mes bras, je l'ai vu pleuré et souffrir dans mes bras. J'ai même cru à un certain moment qu'elle pourrait finir sa vie dans mes bras! Elle m'a parlé et elle ne croit même plus en elle. Avec ton aide et le plus de précaution possible, tout ça pourrait se passer très facilement. Elle dormirait ce soir , resterait dans ma chambre toute l'après midi de demain avec un membre du staff pour qu'il la surveille , et quand je serais là , je m'occuperais de lui parler. Rien que dans son regard j'ai vu qu'elle me connaissait , c'est surement une fan , et cela aidera surement. Je suis certain de moi et d'elle et de ce que je veux faire David ! Après demain tout sera fini. S'il te plait. »
« Bon Gustav. Je n'approuve pas ce que tu fais , mais je te connais et je sais que tu ne lâcheras pas prise. Je vais mettre plusieurs personnes du staff sur le coup. Ils t'aideront à la cacher. Je veux qu'elle parte après demain matin. Elle passera cette nuit dans ta chambre, mais elle n'en sortira sous aucun prétexte, c'est bien d'accord ? ! Sous aucun prétexte tu m'entends ? »
« Oui. Sous aucun prétexte. Elle restera jour et nuit dans la chambre. »
« Je me charge tout de suite d'appeler l'hôpital. Le fait qu'elle se soit enfuie n'arrange rien. Bref. Si il ne se passe ne serais ce qu'une chose de travers, elle repartiras aussi vite qu'elle est arrivée. »
« D'accord. Merci David. Merci pour elle. »
« Gustav ? Une dernière chose. Je sais que si tu te trouvais sur le lieu de l'agression, c'est que tu avais demandé au chauffeur de t'y conduire pour voir si elle était encore là. Je sais aussi que tu lui as demandé de s'arrêter lorsque tu l'as vu avec ses gars et que c'est toi qui as insisté pour qu'il aille l'aider. Je ne sais pas vraiment pourquoi tu voulais passer par là, et je ne veux pas savoir. Mais Gustav, s'il te plait, ne t'attache pas à elle, ne t'attache pas à une jeune gamine qui a juste réussi à t'émouvoir. Et fait en sorte que ce soit de même pour elle. Je ne veux pas passer pour un « sans c½ur » , mais je n'ai pas besoin de te rappeler que tu fais parti de Tokio Hotel. Tu ne la reverra certainement jamais , et une fois qu'elle sera rentrée chez elle, elle redeviendra une fille comme toutes les autres et je ne veux pas que tu cherches à avoir ne serais ce qu'un seul contact particulier avec elle après tout ça. Je compte sur toi. C'est pire que pendant un concert Gustav , tu ne peux pas te permettre une seule erreur avec elle. »



# Posté le mercredi 16 avril 2008 07:57

Modifié le samedi 31 mai 2008 18:41